
« L’ubérisation est la remise en question de structures économiques traditionnelles par la mise en relation directe des clients et des prestataires, via des plateformes numériques. »
— Vie publique, Au cœur du débat public
Conscient de l’obligation pour chaque individu d’avoir une existence administrative et donc,
d’avoir accès à un service dit « public » pour y rendre des comptes de citoyenneté, l’État a définitivement renoncé à ses prérogatives régaliennes et choisi de confier la gestion d’un nombre de tâches de plus en plus importantes à différents opérateurs économiques… Privés, cela va de soi.
Certes, l’État ne peut pas tout, et l’efficience de celui-ci dans un bon nombre de domaine soulève parfois de nombreuses questions, mais celui qui a déjà eu à faire à une entreprise détentrice de ce « droit administratif délégué », sait bien que le résultat est le même : complexité des procédures dématérialisées, délais d’attente indus, absence d’interlocuteur (trice), et parfois même, numéros d’appel payants…
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